3. Quels sont les degrés de déficience auditive et leurs conséquences ?

La classification du Bureau international d’audiophonologie définit les degrés de déficiences auditives en fonction de la perte totale moyenne, exprimée en décibels (dB HL pour « decibels hearing level »). En cas de surdité asymétrique, le niveau moyen de perte en dB est multiplié par 7 pour la meilleure oreille et par 3 pour la plus mauvaise oreille. La somme est divisée par 10.

 

Il existe quatre degrés de déficience auditive selon la moyenne de la perte auditive et leur incidence sur la perception de la parole :

 

  • Surdité légère -21 et 40 dB de perte- Peut passer inaperçue. Affecte la perception des sons aigus mais engendre peu de problèmes de communication. Cependant, une telle perte engendre déjà des confusions de perception des phonèmes sourds-sonores tels que « f » - « v » / « ch » - « j » / « s » - « z » / « p » - « b » / « t » - « d ».

 

  • Surdité moyenne -41 et 70 dB de perte- Affecte la perception des sons les moins forts. Entraîne des difficultés à percevoir une voix faible ou masquée par des bruits de fond.

 

  • Surdité sévère -71 à 90 dB de perte- Induit d’importantes difficultés pour percevoir les sons et donc avoir accès à la compréhension. La voix forte près de l’oreille est perçue.

 

  • Surdité profonde -au-delà de 90 dB de perte- Aucune perception de la parole n’est possible. Seuls les bruits très puissants sont perçus.

 

Une perte auditive en dessous de 21 décibels n’est pas considérée comme une déficience auditive mais comme une audition normale. Au-delà de 120 dB de perte, la déficience auditive est totale. On parle de surdité ou de cophose. Aucun son n’est perçu.

 

Les degrés de déficience auditive peuvent aussi être décrits en termes de restes auditifs.

 

Il est en outre important de préciser que le degré de surdité ne peut se limiter à cette mesure arithmétique, il doit tenir compte du handicap et de la gêne ressentis par la personne et son entourage.